Cour des comptes, la masse salariale dans le viseur
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La Cour des comptes, dans sa note de septembre 2026, examine l’évolution de la masse salariale des trois versants de la fonction publique et propose plusieurs scénarios pour contribuer au redressement des finances publiques. Il s’agit de scénarios et de recommandations, et non de mesures déjà décidées.
- 5,88 millions d’agents publics en 2024.
- +475 000 agents depuis 2012, soit +8,8 %.
- 362,1 milliards d’euros de masse salariale publique.
- La masse salariale représente 21,7 % des dépenses publiques.
- La Cour envisage au moins 20 milliards d’euros d’économies sur la masse salariale publique.
La Cour met notamment sur la table :
- le non-remplacement d’une partie des départs ;
- la sous-indexation du point d’indice ;
- la réduction des mesures catégorielles ;
- le ralentissement des avancements de grade et d’échelon ;
- des mesures concernant l’indemnisation des arrêts maladie.
Le scénario présenté par la Cour prévoit un rapprochement des effectifs territoriaux vers leur niveau de 2014, soit 140 000 agents en moins, principalement dans le bloc communal, pour une économie maximale estimée à 3,9 milliards d’euros en 2032.
La Cour évoque également 54 000 agents correspondant à une diminution potentielle de 2,7 % des effectifs territoriaux en combinant temps de travail et réduction de l’absentéisme, pour 1,5 milliard d’euros d’économies en 2032.
Réduire les effectifs ou contenir les rémunérations peut produire une économie comptable, mais les missions, elles, ne disparaissent pas : elles peuvent être reportées sur les agents restants, transférées aux usagers, externalisées ou conduire à une diminution de la qualité et de la continuité du service.
La question est donc aussi celle des conditions de travail, de l’attractivité des métiers publics, des recrutements, de la transmission des compétences et de la réponse aux besoins de la population.
Moins d’agents + pression sur les rémunérations + ralentissement des carrières = un risque d’intensification du travail et d’affaiblissement du service public si les missions et les moyens ne sont pas réévalués.
Le service public n’est pas une dépense à réduire : c’est un outil collectif au service de la population.
Source : Cour des comptes, septembre 2026 — « La masse salariale de la fonction publique : un enjeu majeur pour le redressement des finances publiques ».
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