Retraites : Ce qui change avec le décret du 7 mai 2026
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Ce qu'il faut retenir d'un coup d'œil : Ce texte freine l'application de la brutale réforme de 2023. Attention, il ne l'annule pas !
Pour la CGT, si cet assouplissement est une bouffée d'oxygène obtenue par la pression sociale, le compte n'y est pas : nous continuons de porter l'exigence d'un vrai retour à la retraite à 60 ans !
Un léger coup de frein sur l'âge et les trimestres
le décret « lâche » du lest sur deux leviers pour certaines tranches d'âge (notamment les collègues nés en 1964 et 1965) :
- Le calendrier de l'âge légal ralentit : L'âge de départ augmentera moins vite que prévu pour les générations les plus proches de la sortie.
- Moins de trimestres exigés : La durée de cotisation requise pour obtenir le taux plein est revue à la baisse pour certains d'entre nous.
Et la Fonction publique ? Oui, nous sommes pleinement concernés ! Le décret confirme noir sur blanc que ces mesures s'appliquent aux agents affiliés à la CNRACL (territoriaux et hospitaliers), mettant fin aux doutes des directions qui pensaient que cela ne visait que le privé.
Carrières longues et handicap : des ajustements ciblés
Le texte revoit les conditions de départ anticipé pour ceux qui ont commencé à trimer très jeunes (avant 16, 18, 20 ou 21 ans). Les barèmes d'âge et de durées d'assurance sont assouplis.
Dans nos collectivités, cela touche de plein fouet nos collègues des métiers les plus pénibles :
Ce sont ces travailleurs, exposés au froid, au bruit et aux charges lourdes, qui subissent l'usure professionnelle de plein fouet. Le décret ajuste également les droits des agents en situation de handicap pour s'aligner sur ce nouveau calendrier. La CGT restera extrêmement vigilante à ce que les parcours de ces collègues soient calculés au millimètre, sans entourloupe.
L'impact dans nos collectivités : les RH au pied du mur
Ce décret va bousculer le quotidien des services et des agents :
- Fin de la panique sur les simulations : Jusqu'ici, les services RH naviguaient à vue, bloquant parfois les demandes d'information des agents. Les calculs vont pouvoir reprendre sur des bases juridiques stables.
- Des départs plus rapides que prévu ? Cet assouplissement pourrait inciter certains agents à partir plus tôt que ce qu'anticipaient les collectivités dans leurs projections budgétaires et d'effectifs (GPEEC).
- Attention aux surcharges de travail ! Dans les secteurs déjà en forte tension (filière technique, social, maintenance), ces départs légitimes risquent de creuser les effectifs si les mairies et départements ne programment pas de recrutements immédiats. La CGT refuse que le départ des uns devienne l'épuisement de ceux qui restent. Le recours à la précarité (contractuels) ne doit pas être la réponse !
Le droit à une retraite digne et en bonne santé n'est pas négociable. Rapprochez vous de vos délégués CGT pour faire valoir vos droits !
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