Rumeurs: l’administration doit protéger l’agent dès lors que des propos diffamatoires sont avérés
La CAA de Lyon vient de rendre une décision forte rappelant les obligations des collectivités en matière de protection fonctionnelle.
Dans une affaire opposant une agente municipale à la commune de Dijon, la Cour confirme que l’administration doit protéger l’agent dès lors que des propos diffamatoires – ici à connotation sexuelle – sont avérés.
Le refus de protection fonctionnelle est donc jugé illégal.
La Cour confirme également l’imputabilité au service d’une pathologie anxio-dépressive, en raison d’un contexte professionnel conflictuel, d’un manque de réaction de la hiérarchie et de tensions persistantes au sein du service.
Cette décision rappelle deux principes clés :
• La protection fonctionnelle n’est pas une option mais une obligation lorsqu’un agent subit injures, diffamations ou attaques personnelles.
• Une pathologie peut être imputable au service même sans harcèlement moral formellement caractérisé, dès lors que l’environnement de travail est pathogène.
CAA de LYON, 3ème chambre, 14/11/2025, 23LY03888, Inédit au recueil Lebon
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