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25 mars 2026

Peut-on être sanctionné pour un message publié… par son conjoint ?

🧩 Les faits, en bref

Une aide-soignante travaillant en Ehpad a été sanctionnée par son employeur public :
👉 3 jours d’exclusion.

En cause ?
Un message publié sur Facebook… non pas par elle, mais par son mari. Ce message critiquait vivement la direction de l’établissement après un échange interne sur l’obligation vaccinale.


🏛️ Ce que pensait l’employeur

L’établissement a estimé que ce message :

  • traduisait un manque de discrétion professionnelle
  • et un défaut de réserve de la part de l’agente

👉 Autrement dit, même si elle n’était pas l’autrice du message, elle en serait indirectement responsable.


⚖️ La décision des juges

Les juges (en première instance puis en appel) n’ont pas suivi ce raisonnement.

👉 Ils ont annulé la sanction.


🧠 Pourquoi la sanction a été jugée illégale ?

✔️ 1. L’agente n’est pas responsable des propos de son mari

Le message incriminé a été publié :

  • sur le compte Facebook du conjoint
  • avec des propos excessifs visant le directeur

👉 Mais rien ne prouve que l’aide-soignante en soit à l’origine ou qu’elle les cautionne.


✔️ 2. Une confusion sur le “nous”

Le mari terminait son message par une formule du type « qui peut nous renseigner ? ».

L’employeur y voyait une référence au couple.
👉 Les juges, eux, estiment que ce “nous” désignait en réalité un groupe plus large (les soignants ou les opposants à la vaccination), et non spécifiquement l’agente.


✔️ 3. Aucune divulgation d’informations sensibles

Certes, l’aide-soignante avait évoqué avec son mari un entretien professionnel.
Mais :

  • elle n’a pas transmis d’informations confidentielles
  • elle n’a pas violé le secret professionnel

👉 Donc, aucune faute ne peut lui être reprochée sur ce point.


📌 Ce qu’il faut retenir

👉 Un agent public ne peut pas être sanctionné pour des propos :

  • qu’il n’a pas tenus lui-même
  • et qui ne révèlent aucune information confidentielle

👉 Même dans un contexte sensible (réseaux sociaux, critiques de la hiérarchie),
la responsabilité reste personnelle.


⚠️ Petit point de vigilance

Les juges précisent implicitement que la situation aurait pu être différente si :
👉 des informations confidentielles avaient été divulguées.


✍️ Pourquoi cette décision est intéressante

Elle rappelle une règle simple mais essentielle :
➡️ on ne peut pas être tenu responsable des paroles d’un tiers, même proche, sans preuve d’implication directe.

CA TOULOUSE 23TL03079

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