Même une phrase malvenue dans un contexte tendu peut suffire à justifier un avertissement
Discipline : même une phrase malvenue dans un contexte tendu peut suffire à justifier un avertissement disciplinaire dès lors qu’elle contribue à détériorer le climat de travail
Altercation entre agents : une phrase malvenue dans un contexte tendu peut suffire à justifier un avertissement disciplinaire dès lors qu’elle contribue à détériorer le climat de travail.
Lorsqu’un agent public adopte un comportement inadapté susceptible d’aggraver une situation de tension au travail, même sans être à l’origine directe de violences physiques, la sanction disciplinaire peut être considérée comme justifiée.
C’est ce que rappelle la Cour administrative d’appel de Lyon (6e chambre, arrêt du 9 octobre 2025, n° 25LY00103) dans une affaire opposant une manipulatrice en radiologie au centre hospitalier d’Ardèche Nord.
À la suite d’une altercation avec une collègue en état d’épuisement professionnel, l’agent avait déclaré à cette dernière de « cesser sa crise d’adolescence ». Cette remarque jugée « méprisante et inadaptée » a provoqué une réaction violente, menant à un échange de coups.
La Cour confirme que :
-le comportement de l’agent, bien que non initiateur de la violence, a aggravé une situation identifiable de crise ;
-la sanction d’avertissement infligée par le directeur n’est ni disproportionnée ni entachée d’erreur d’appréciation ;
-cette sanction, la plus légère du régime disciplinaire, n’a pas d’incidence sur la carrière ou la rémunération de l’agent.
Même une phrase malvenue dans un contexte tendu peut suffire à justifier un avertissement disciplinaire dès lors qu’elle contribue à détériorer le climat de travail.
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